06/11/2013

Noms de rues, chemins, sentiers, lieux à Orcq

Cet article n’est pas un relevé exhaustif de tous les noms de rues et de lieux du village, mais nous avons voulu rassembler les informations peu connues du grand public et glanées lors de nos lectures ou lors de la consultation de plans et cartes.

La classification alphabétique sur base du nom le plus récent nous a semblé la façon la plus logique et la plus aisée de présenter les données.

Nous avons parfois, dans le but de situer certains endroits avec certitude, fait référence aux N° cadastraux, ceci permettra aux générations futures de pouvoir se repérer.

Afin de situer le lecteur dans le temps il faut savoir que le plan Popp, auquel il est souvent fait allusion, date de 1860 1865.

BARISEAU - Chemin 16  A la sortie du village vers Marquain, à droite de la chaussée de Lille, le chemin d’accès à la propriété du Dr Samain (entre les parcelles 220 et 73 section A du plan Popp) est signalé sur ce même plan comme étant la carrière Bariseau. Ce patronyme pratiquement inconnu à Orcq actuellement était très fréquent au XIXe siècle – sur les 1573 naissances de ce siècle il y eut 73 Bariseau, ce qui leur a fait prendre la troisième place, au nombre de naissances, derrière les Comblez et les Varlet.

BARRIERE En venant de Tournai le premier café du village porte l’enseigne de la Barrière parce que se trouvait là une barrière d’octroi. Les attelages y passant devaient s’acquitter d’une taxe qui servait à entretenir les routes nationales. Ces barrières servaient aussi à bloquer la route en période de dégel lorsque le passage des charrois menaçait de dégrader la chaussée. La perception de la taxe menait parfois à des différends. C’est ainsi que le 14 mai 1833, le préposé à la Barrière, nommé Joseph Bernard De Clercq a dressé procès-verbal à l’encontre de Jean Baptiste Vifquin, habitant d’Orcq, car celui-ci refusait de payer la taxe. Vifquin venait du centre du village pour se diriger à droite par le chemin Vert en direction d’ Ere et estimait ne rien devoir, par contre De Clercq estimait que l’âne attelé à la carriole de Vifquin avait bien dépassé le poteau indiquant la barrière et que celui-ci était redevable de la taxe.

L’affaire fit grand bruit et l’administration communale prit fait et cause pour Vifquin.

En 1863 les barrières furent définitivement supprimées. Ce serait actuellement une activité très rémunératrice !

J’ai rencontré dans le Tournaisis le nom de « barriéreux» pour désigner le préposé. Avant De Clercq, Joseph Lamontagne et Alexis Joseph Duwez ou Duwelz avaient été responsables de la barrière d’Orcq. De Clercq exploitait en même temps la ferme de la barrière et tenait le café du même nom.

BELLE VUE Le long de la chaussée de Lille, à droite dans le sens Tournai Lille et à environ 150 m de l’allée des Patriotes se situait la ferme Maladry, aujourd’hui rasée, qui était initialement une maison de commerce et à usage de cabaret à l’enseigne de la Belle-Vue. Le nom faisait certainement référence au panorama qui, à cet endroit, s’étend jusqu’au Mont Saint Aubert et qui était plus dégagé à l’époque. Cette propriété a changé de mains en 1858 et elle était occupée à l’époque par un locataire cordonnier dont le nom est renseigné comme étant Maximilien Marius dans l’acte de vente et comme Maximilien Marinus sur son acte de décès à Orcq le 4 juillet 1871. La consonance latine de son patronyme, inhabituelle dans notre région, a trouvé son explication dans le fait qu’il était un enfant trouvé, né de parents inconnus à Tournai le 20 novembre 1813 et auquel il a fallu donner un nom de famille.

BISTROUQUETTE C’est le nom d’un café  que j’ai pu retrouver dans la relation d’un procès d’Assises qui eut lieu à Mons en 1848 et mettant en cause un habitant d’Orcq – nous reviendrons sur cette affaire dans un numéro ultérieur de Ligne 4 – Lors du procès, Angélique Comblez (Orcq 1805 Orcq 1874) fut appelée à la barre pour témoigner, elle était l’épouse de Benoît Degand « cabaretière au cabaret dit la Bistrouquette » Michel Hernould et Pierre Liénart tous deux natifs d’Orcq se souviennent encore de cette dénomination. Ce café se trouvait dans la rue de l’Eglise – probablement au coin du chemin d’accès à l’entreprise Kesteloot.

Des témoignages oraux parlent de Bistoquette ou Bistroquette.

BORNES Ce paragraphe rappelle que jusque 1900 environ il y avait à la limite d’Orcq et Marquain, le long de la chaussée de Lille les anciennes bornes frontières des états du Tournaisis. C’est l’occasion de vous montrer une photo d’un dessin inédit rehaussé de gouache effectué en 1852 par Bozière, représentant ces bornes. On distingue à l’arrière-plan du dessin un moulin qui est probablement le moulin Cornille à Marquain.

 

BORNES.jpg

       Bornes à la limite d’Orcq et Marquain Dessin de Bozière 1852 Collection privée.

BOUVINES Le nom du chemin de Bouvines est parfois massacré et il a un certain temps été transformé en Bouvignes. Ce chemin, situé au sud du village, reliait jadis Tournai à la localité de Bouvines en France. Il eut son heure de gloire le dimanche 27 juillet 1214 quand les armées françaises l’empruntèrent pour se rendre à Bouvines. L’armée française menée par Philippe Auguste l’emporta. Cette bataille eut des conséquences très importantes pour la suite de l’histoire européenne.

+_COMMUNE[1].jpg

Extrait du plan Popp (1860 1865) montrant les environs de la Commune d’Orcq

Les biens appartenant à la commune sont délimités par a, b, c, d, e, f, g

AB Chemin de Bouvines

CD Chemin de la cache des vaches

DE Carrière du bas de la Commune

DF Carrière du milieu de la Commune

DG Carrière du haut de la Commune

AH Sentier de Pic au vent

IK Sentier de Froidmont

CACHE DES VACHES Le chemin de la Cache des vaches part à gauche du chemin de Bouvines (sens Tournai Bouvines) à environ 200 mètres du croisement où aboutit le chemin Landaise au chemin de Bouvines. Ce chemin mène à la Commune (voir plus loin) Le nom est un rappel que le bétail passait par là pour rejoindre les prés communaux. Voir CD sur la carte.

CHAPELLE La rue de la Chapelle est reprise sur le plan Popp sous la dénomination de carrière derrière les Jardins, elle part en effet perpendiculairement à la chaussée de Lille au niveau de la chapelle des voyageurs et fait après 100 mètres environ un coude à droite pour, à l’époque, longer le bout des jardins des maisons situées le long de la chaussée de Lille.

COMMUNE Voir carte. Cet endroit se trouve à l’extrême sud du village. On y accède par la carrière de la Cache des vaches. Comme le nom l’indique, il y avait à cet endroit des terres communales qui étaient gérées par les Jurés et Manants d’Orcq dont l’assemblée était l’ancêtre du Conseil communal. La mise en location des terres a permis au début du XVIIIe siècle d’acheter des nouvelles cloches, les anciennes ayant été réquisitionnées lors du siège de Tournai (1709 sans doute) et aussi d’acheter la maison du clerc. Ce bien communal représente sur le plan Popp (parcelles 125 à 181 section B), une surface d’environ 16 hectares , il est facilement repérable sur la carte IGN : au bout de la carrière de la Cache des vaches partent trois carrières disposées plus ou moins en patte d’oie, elles ont pour nom carrière du Bas, du Milieu et du Haut de la Commune. D E, D F et D G sur la carte

En 1682 un différend, lié à la gestion de la Commune, a opposé les Jurés et Manants d’Orcq aux bouchers de Tournai au sujet de la « paississon » la paissance des bestiaux. La construction des remparts et de la citadelle ayant fortement réduit les endroits où faire paître les « blankes bestes » les moutons et les « rouges bestes » les bovins, les bouchers de Tournai avaient décidé de les faire emmener sur les biens communaux Orcquois au grand dam des Jurés et Manants du village qui ont finalement eu gain de cause.

La carte de de Ferraris (env 1780) montre que les biens communaux étaient enherbés à cette époque et une perche de tir à l’arc s’y trouve dessinée au milieu.

On terminera en disant qu’il se trouve à cet endroit une petite mare qu’étant gamins nous désignions sous le nom d’étang de la Quémenne. C’est en compulsant ces anciennes cartes que je me suis rendu compte que Quémenne et Commune avaient la même origine.

CROMBEZ Quand j’y ai emménagé en février 1957 avec mes parents, la rue Victor Crombez qui portait le nom de chemin 23 était une carrière et il valait mieux mettre des bottes pour nous rendre visite. La rue a été dédiée  dans les années 1970 à celui qui fut propriétaire de la Marlière de 1840 à 1898, en souvenir du soutien et de l’aide qu’il apportait aux indigents du village. Sur le plan Popp elle est renseignée comme chemin de Vêcques, d’autres textes parlent de chemin de l’Évêque, parce que sous l’ancien régime les terres situées à droite de la rue (en allant vers le sud) appartenaient à l’évêché.

EUGENE C’est sous le nom de petit chemin Eugène qu’est repris, sur le plan Popp, le court chemin qui relie la chaussée de Lille au vieux chemin de Lille. Une description des rues du village faite par le pouvoir communal en 1825 parle du petit chemin entre deux pavés partant du pavé de Lille « près du puits communal ». Ce détail précieux nous indique qu’il y avait là un puits public.

FROIDMONT Le sentier de Froidmont partait de la chaussée de Lille au niveau de l’ancienne école des garçons et rejoignait la carrière de la Cache des vaches. Ce sentier n’existe plus. Voir I K sur la carte

HORLAIT La dénomination de rue Gaston Horlait est toute récente. Gaston Horlait a acheté la propriété de la Marlière en 1922 et immédiatement entrepris la construction du Château actuel qui vient d’être profondément remanié en 2007. Il était aussi l’administrateur délégué des brasseries du Lion à Tournai et Président du club de football l’Union de Tournai. Le stade de cette équipe s’appelait d’ailleurs le stade Gaston Horlait où les matches se sont joués jusqu’à la fusion des deux clubs tournaisiens. Cette rue était connue avant sous le nom de Bas-chemin car sa pente est assez raide et la dénivellation entre la place de l’église et « Les Rieux » qu’elle relie assez importante (du moins pour nos régions à relief peu accusé) Sur le plan Popp le nom repris est celui de Bas-chemin de Brunon. Des comptes de l’église datant de 1713 et 1716-1717 parlent de la Rue de haut son dite Cadau ou Cadeau. Ces dénominations ont aussi été relevées pour des périodes bien antérieures datant du début du XVIIe siècle.

MARLIERE Le chemin de la Marlière est la continuation de la rue de l’Eglise, il mène au château du même nom pour se terminer au chemin Vert à l’endroit où se situait jadis le moulin du diable (sur le territoire de Tournai). Si son nom n’a pas changé au cours des temps, son tracé a été modifié. Au bout de la rue de l’Eglise quand on s’engage dans le chemin de la Marlière une toute nouvelle et belle villa située à droite vient d’être bâtie en 2007. Une petite ferme qui a été rasée se trouvait à cet endroit et elle était occupée dans les années 1950 1970 par Édouard Comblez et son épouse Suzanne Clément et leurs enfants, Édouard était garde-chasse de Jean Horlait. En s’éloignant de l’église, le chemin laissait la ferme à droite, mais il n’en a pas toujours été ainsi. En sa séance du 20 août 1882 le Conseil Communal a décidé l’amélioration du Chemin de la Marlière (Chemin vicinal N°7) « Vu l’irrégularité de son parcours, les pentes et contre-pentes qu’il présente et la courbe presque à angle droit existant près de l’ancienne ferme Ghislain »

Sur le plan Popp on peut voir que le Chemin de la Marlière avant 1882 laissait la ferme à gauche. Cette rectification a probablement été faite à l’instigation de Victor Crombez lui-même qui a accepté l’échange des terres qu’elle occasionnait.

En 1843 Christine Bonnet veuve de Martin Ghislain fait le partage de ses biens entre ses enfants et cette ferme fait partie de l’héritage, ensuite Victor Crombez l’a acquise d’où la dénomination d’ancienne ferme Ghislain en 1882.

MOULIN DE BRIQUES La voie du Moulin de briques partait du début de la rue Victor Crombez au niveau du salon de coiffure (entre les parcelles 370 et 371 section B du plan Popp) pour rejoindre le chemin Vert au niveau de la dernière maison avant la bifurcation avec le chemin de Bouvines. Cette maison était occupée vers 1950 1990 par Pierre Tarwé qui fut conseiller communal d’Orcq et grand-père de l’actuel ministre Paul Magnette. Sur la parcelle près de la maison se trouvait un moulin à huile qui travaillait le colza. Ce moulin était sans doute construit en briques d’où le nom.

PARVENUS Même les rues ont leur sobriquet, ce nom a été donné au vieux chemin de Lille dans la première moitié du XXe siècle. Certains Orcquois mieux nantis y avaient probablement construit des maisons plus élégantes que celles habituellement érigées. (Information orale Michel Hernould)

PATRIOTES  L’allée des Patriotes fait un angle aigu avec la chaussée de Lille. Cette rue qui est un cul de sac rejoignait auparavant la rue de l’Eglise et porte sur le plan Popp le nom de sentier de Princhon que Collyns écrit Princhamps. Toujours selon ce même auteur, le nom aurait été changé après la guerre de 1940 45 en l’honneur de deux patriotes d’Orcq MM Malice et Mestdag.

Ernest Malice habitait la chaussée de Lille à Orcq, officier de réserve il fut chargé de surveiller des civils que leur opinion politique rendait suspects. Après la capitulation de l’armée belge Malice fut accusé par certains de ces civils pour avoir été rudoyés durant cette surveillance et il fut condamné par l’autorité allemande à cinq ans de travaux forcés, il mourut en détention le 25 mai 1944. Un livre a été consacré à sa biographie par G Meessen, jésuite, publié chez Casterman en 1950 : « Du comptoir aux barbelés ». Son épouse, Claire De Groote, était la nièce d’Octave Masurelle curé de Lamain et résistant notoire.

Jacques Mestdag qui habitait le sentier Princhon s’enfuit vers la France en vélo en 1940, à l’âge de 20 ans, pour rejoindre l’Angleterre et faire ensuite la campagne d’Afrique dans la colonne Leclercq. Son père Walter Mestdag fut également pris comme otage durant la guerre 1940 45.

Lors de la séance du collège échevinal du 11 juillet 1947 présidée par Jacques Allard, bourgmestre, il fut décidé de donner le nom d’allée des Patriotes au sentier N° 26 dénommé sentier Princheon, ce qui donne une troisième graphie au nom ancien de cette rue, mais le rapport du conseil n’est pas plus explicite sur les raisons de la modification.

PIC AU VENT Au bout de la rue Victor Crombez on prend à droite le chemin de Bouvines, environ 200 mètres plus loin le sentier de Pic au vent partait à gauche pour rejoindre le lieu du même nom à la limite de Froidmont et Tournai. Ce sentier n’existe plus. Voir A H sur la carte.

POURCEAUX La voie des Pourceaux, qui n’existe plus, rejoignait le chemin Landaise à peu près en son milieu au chemin de Bouvines. Ce chemin menait vers le trieu des Pourceaux (voir la carte) qui se trouvait un peu à l’ouest de la Commune. Ce trieu qui rappelle un bien communal se trouvait près de la Commune et du bois du commun d’Orcq où les cochons étaient peut-être menés à la glandée.

VERT Le chemin Vert qui marque la limite de la commune avec Tournai serait selon Collyns une corruption pour chemin d’Ere. Nous n’en sommes pas certain, car le nom de chemin Vert était souvent employé pour désigner les chemins qu’empruntaient les bergers et bouviers et leurs troupeaux pour les mener paître, sur le plan Popp il porte le nom de chemin de Maire ce qui est logique puisqu’il menait au faubourg du même nom, et il porte le N° 2 sur l’atlas communal des chemins.  CHEMIN VERT.jpg

Les saules du Chemin vert, date indéterminée Source A.I.T. Photothèque Vaulx

VIEUX MAIRE L’appellation de cette ferme est si connue qu’elle ne devrait pas trouver sa place dans une liste d’informations peu connues du grand public. Ce qui est cependant beaucoup moins connu c’est l’identité du vieux maire. Un des propriétaires de la ferme, grand-père de l’actuel, Willy Varlet, était Louis Varlet qui fut bourgmestre du village de 1921 à 1946 et beaucoup d’Orcquois pensent que c’est lui qui a légué son nom à la ferme. C’est une erreur, et l’origine du nom est environ cent ans plus ancienne. Le mot maire fait référence à l’ occupation française post révolutionnaire. En 1796 les révolutionnaires ont émancipé Orcq de la tutelle tournaisienne pour constituer une commune autonome et créer « Le Conseil Général du village d’Orcq » Les représentants de la commune ont été élus le 30 fructidor de l’an IV (16 septembre 1796). Les premiers rapports des réunions de ce Conseil Général ne nous sont pas parvenus, mais entre 1796 et 1800 les actes d’état civil sont signés par des agents municipaux ou adjoints du Conseil Général. Le premier acte signé par un maire date du 28 mai 1800 et était signé de Fidèle Joseph Varlet (Orcq 1761 – Orcq 1850) il est l’ancêtre des Varlet vivant encore à Orcq actuellement. À partir de 1819 Fidèle Varlet mentionnera Mayeur sur les actes qu’il signe, il le restera jusqu’en 1825. Il n’était pas aidé d’un secrétaire communal et écrivait lui-même tous les actes. Sa façon d’écrire les noms et prénoms était assez fantaisiste, il a par exemple donné une tournure picarde en transformant le nom de famille Delgrange, très connu à Orcq à l’époque, en Delgranche, Henriette devenait Ariette, Ernest Ernesse et il a systématiquement transformé toutes les Caroline en Caronille ! Même la graphie de son nom n’est pas fixée invariablement puisqu'il lui arrivait de signer Varlé.

WILLEM Le chemin Willem qui trace la frontière nord du village avec Froyennes et Tournai mène au village voisin de Willems en France. L’ancien nom était celui de chemin de Thérouanne, ce village français des environs de Saint-Omer compte maintenant un bon millier d’habitants, mais ce fut jadis une ville, siège d’un important évêché. Charles Quint assiégea la ville en 1553, elle comptait à ce moment 12000 habitants. Il la rasa complètement et interdit qu’on la reconstruise. Il avait symboliquement répandu du sel sur les ruines indiquant par là qu’il stérilisait l’endroit et en interdisait toute occupation.

Bibliographie

Archives communales d’Orcq déposées aux Archives de l’Etat à Tournai et à l’administration communale de Tournai district de Templeuve

Collyns : Monographie d’Orcq 1954

Luc Michel : Archives personnelles

Meessen G sj : Du comptoir aux barbelés Casterman 1950

Popp Christian : Plan cadastral d’Orcq