06/11/2013

Un outil intéressant pour l'histoire locale: l'informatisation des registres paroissiaux et d'état-civil d'Orcq de 1596 à 1899

Plutôt que d’établir une classique généalogie familiale, nous avons essayé d’établir la généalogie des familles orcquoises en nous basant sur les actes relatifs au village. Le logiciel employé est Hérédis version pro.

L’objectif du présent article est de démontrer l’utilité de cet outil dans la recherche en histoire locale tout en dévoilant quelques aspects inédits de l’histoire d’Orcq.

Par l’ordonnance du 15 8 1539 dite de Villers-Cotterêts le roi de France François Premier réforme la juridiction ecclésiastique, il y oblige, entre autres, la tenue des registres de baptême. En 1563 le concile de Trente étend à tous les pays chrétiens l’obligation imposée par François Premier de tenir des registres de Baptême.

Le premier acte que nous trouvons dans les registres d’Orcq est celui du baptême de Jacqueline Carrette fille de Michel le 15 avril 1596, suivent les noms des parrain et marraine. Le premier acte de mariage est celui des époux Philippe Hierre et Jeanne Dufay en septembre 1596 après une procession faite par les habitants d’Orcq.

Comme on peut le voir, ces actes ne donnent pas beaucoup d’informations et ne sont filiatifs que dans le cas des actes de baptême, mais seulement en mentionnant le prénom du père. Les nom et prénom de la mère seront signalés dans les actes de baptêmes à partir de 1618 environ. Il faudra attendre 1797 et l’instauration de l’état civil pour que les actes de mariage renseignent les noms des parents des époux. Les actes de décès ont été tenus depuis 1669. Cette date coïncide avec une extension de la paroisse d’Orcq : d’une part, l’annexion d’une partie de Marquain à Orcq (le quart de Marquain). D’autre part, un peu plus tard, la suppression de la paroisse de Sainte Marguerite, cette église ayant été donnée aux religieux de Saint Médard dont le monastère avait été détruit pour faire place à la citadelle de Tournai. Dans cette opération la paroisse d’Orcq hérite des paroissiens de Sainte Marguerite habitant hors les murs, donc, en gros l’actuel faubourg de Lille appelé faubourg Coquerelle à l’époque. Le curé d’Orcq a sans doute adopté l’habitude de rédiger un acte de décès, ce qui était déjà le cas à Sainte Marguerite à moins qu’il n’en reçût l’ordre à ce moment. Il faut ici noter que, selon Collyns qui cite Hoverlant de Beauwelaere, les habitants du faubourg de Lille continuent à fréquenter la chapelle du Val d’Orcq toujours desservie par un chapelain et c’est là qu’ont lieu la plupart des baptêmes et mariages tandis que les inhumations se font à Orcq faute, sans doute, de cimetière au faubourg.

A partir de 1797 l’état civil a pris le relais des actes paroissiaux sans que ces derniers ne soient supprimés, mais dans notre étude nous avons uniquement considéré les actes d’état civil à partir de 1797. Le récent classement des archives de la paroisse d’Orcq aux AET nous a fait découvrir des registres paroissiaux pour la période 1797-1800 que nous avons également pris en considération, car l’état civil balbutiant était incomplet et la graphie des noms plutôt fantaisiste.

Les périodes couvertes par l’étude sont données dans le tableau ci-dessous :

 

Registres paroissiaux

Registres de l’état civil et paroissiaux pour 1797-1800

Baptêmes Naissances

1596-1796 soit 2614 actes

1797-1899 soit 1650 actes

Mariages

1596-1796 soit 799 actes

1797-1899 soit 427 actes

Décès

1669-1796 en cours

1797-1899 soit 1222 actes

 On peut estimer qu’il y a environ 1500 actes de décès pour la période 1669-1796, l’étude est donc le résultat d’environ 8200 actes enregistrés pour le village d’Orcq et le faubourg de Lille (surtout décès), pour ce dernier uniquement entre 1669 et 1779, à cette dernière date les religieux de Saint Médard ont déménagé dans l’actuel séminaire et la paroisse de Sainte Marguerite fut rétablie.

La graphie des patronymes

C’est à dessein que j’emploie le terme de graphie plutôt qu’orthographe, impropre à mon sens puisqu’il suppose qu’il y a une façon correcte d’écrire un nom à l’exclusion des autres qui ne le seraient pas. Cette immersion dans les registres orcquois m’a révélé l’énorme variabilité des façons d’écrire les noms de famille, on en jugera par quelques exemples :

Au XVIIe siècle le couple Martin Desplanques et Jeanne Houzé a eu à Orcq 9 enfants nés entre 1662 et 1684, dans les actes de naissance des enfants le nom de la mère s’écrit de cinq façons différentes en se terminant par zé, zée, sé, sez et set.

Une famille Calleberghe vivait à Orcq au XVIIe siècle, nous avons relevé dans les registres pas moins de onze façons différentes d’écrire ce nom, celle choisie, Calleberghe, étant la plus usitée.

À cheval sur les XVIIe et XVIIIe siècles vivait à Orcq une famille Doutreluingne dont j’écris le nom en pensant  à sa signification probable : par delà le village de Luingne. Les actes mentionnent neuf façons d’écrire ce nom dont aucune n’est conforme à ma logique et dont la plus curieuse est Douterluwinne.

Nous pourrions répéter ces exemples à l’infini au risque de lasser le lecteur.

Comme on peut le voir, les différentes graphies d’un patronyme ne sont pas une raison pour exclure d’une généalogie ceux qui ne correspondent pas au standard.

Les principaux artisans de cette variabilité sont ceux qui écrivent les actes, en fait, bien souvent les curés des paroisses sous l’ancien régime et les officiers de l’État civil après la révolution. L’état civil, instauré après la révolution a été marqué par des débuts assez anarchiques, qui se sont rapidement stabilisés pour tendre vers une tenue des registres de plus en plus fiable avec le temps.

À Orcq nous avons connu depuis 1596 jusque 1797 les curés suivants :

Le 15 mars 1596 arrive Richard Dieulot et le 17 mars il inaugure son registre pour y noter le 15 avril, le premier baptême (voir plus haut). Il reste en place jusqu’en 1622. Les actes de cette époque sont très bien écrits et les années clairement séparées les unes des autres.

De 1622 à 1686 se suivent quatre curés : Accart de Froidmont, Hennet, Parisis et Deffernez. Durant cette époque les registres sont beaucoup moins bien tenus et souvent difficiles à déchiffrer.

En 1686 arrive un curé plus ordonné : Gilles Martin qui reste en place 31 ans. Il est suivi de Léopold Alexandre Nicolas Toussaint qui assurera un très long pastorat de 57 ans (1717-1774), son écriture très particulière pourrait être qualifiée de rustique. Il est plutôt avare de détails, mais clair et ordonné.

Le dernier curé avant la révolution est Pierre François Morelle qui était déjà vicaire à Orcq depuis 1765.

Les familles les plus représentées à Orcq

Le logiciel Hérédis nous permettant de faire un dénombrement aisé des actes enregistrés nous avons pris comme critère de représentativité d’une famille le nombre de baptêmes durant la période concernée soit 1596-1899. Ce nombre se trouve entre parenthèses à la suite du patronyme. Suivent ici quelques familles les plus représentées à Orcq :

Comblez (265)

Avec 265 baptêmes recensés, c’est de loin la famille la plus représentée au village. Les premiers Comblez arrivés à Orcq sont Jean Comblez qui épousa à Orcq le 7 1 1669 Laurence Crépin et Martin Comblez qui épousa aussi à Orcq le 29 10 1674 Catherine Batteau. Ces deux Comblez venaient de la paroisse Saint Jean à Tournai, peut-être étaient-ils frères. Les tables des registres paroissiaux de Saint Jean ne signalent cependant qu’une seule naissance, féminine, Comblez à Saint Jean. Une bonne partie des Comblez encore présents à Orcq fin du XIXe siècle descendait de Jean Comblez.

Dans les actes du XVIIe siècle le nom s’écrivait Comblé puis l’abbé Toussaint a adopté la forme Comblez qui à quelques exceptions près est de loin la plus répandue pour les membres plus récents de cette famille.

Beaucoup de membres de cette famille étaient des artisans ou petits agriculteurs. Certains ne manquaient pas de cran, par exemple les frères Albert et Jules Comblez furent parmi les pionniers au Congo qui était encore un état indépendant. Jules Comblez fut décoré de l’Étoile du Congo et Albert mourut en 1898 à bord de l’Albertville lors de son retour entre Matadi et Anvers. On citera aussi un autre Albert Comblez et sa sœur Aurélie résistants notoires à Lamain durant la dernière guerre (voir Ligne 4 N° 5).

A ma connaissance il ne reste plus qu’un représentant de cette famille à Orcq : Marcel Comblez. Tous ces Comblez dont nous venons de parler sont des descendants de Jean Comblez et Laurence Crépin.

Varlet (161)

Famille d’agriculteurs enracinée à Orcq depuis 1648, année du mariage de Jacques Varlet et Marie Monet. Avant cette date il n’y avait pas de porteurs de ce nom au village. A notre connaissance tous les Varlet nés à Orcq descendent de ce couple. Actuellement la famille est connue par la ferme familiale appelée « Ferme du Vieux Maire » exploitée par Willy Varlet un descendant de Jacques. Fidèle Varlet fut, en 1800, le premier bourgmestre d’Orcq et, occupation française oblige, il fut nommé maire et c’est cette fonction qui donna plus tard le nom à la ferme. L’arrière-petit-fils de Fidèle, Louis Varlet père fut bourgmestre du village de 1924 à 1946 (photo ci-dessous).

VARLET LOUIS.jpg

Les formes Varlet et Varlé ont coexisté au XVIIe siècle, après quoi le curé Toussaint a écrit Varlez. Nous retrouvons plus tard la forme Varlet qui est celle des derniers descendants actuels.

Béghin (118)

Ce nom n’est plus connu à Orcq depuis bien longtemps et sur les 118 naissances recensées 112 ont eu lieu avant 1800. Les deux premiers représentants de cette famille qu’on trouve à Orcq sont Noël et Jean, le premier épouse Marie Delemotte à Orcq le 3 3 1669 et le second Anne Henry également à Orcq le 23 5 1663. Les deux époux sont originaires de Wannehain en France. Le fait que Jean appelle son premier fils Noël me fait penser qu’ils sont frères. Le nom est resté très stable dans le temps.

Yseux (115)

Encore un patronyme orcquois passé dans l’oubli ou peu connu si ce n’est des anciens paroissiens qui se souviennent des messes célébrées pour la fondation Batteau Yseux, un couple qui a vécu au XIXe siècle et dont le mari, François Batteau, fut bourgmestre d’Orcq. Sur le plan Popp (environ 1860), la ferme qui abrite actuellement l’entreprise Buysse (parcelle A 261 du plan Popp) était la propriété d’Alexandre Yseux. Plus loin dans le temps les archives de la paroisse Saint Piat à Tournai font mention d’une demande de Gilles Yseux d’Orcq de remettre à plus tard le paiement de son « rendage » pour une terre appartenant à la paroisse et qu’il cultive. Sa demande est motivée par le fait que ses récoltes ont été anéanties par le passage des militaires français participant au siège de Tournai en 1668.

Au XVIIe siècle le nom s’écrivait Iseu ou Iseux, le curé Toussaint y a ajouté un s pour en faire Isseux et la forme la plus récente est devenue Yseux.

Bariseau (84)

Il y a eu des Bariseau à Orcq jusqu’au milieu du XXe siècle. Le premier Bariseau connu au village, Pierre Joseph y a épousé Marie Anne Henry le 21 septembre 1745 soit l’année du siège de Tournai et de la bataille de Fontenoy. L’acte de mariage est muet sur son lieu de naissance.

Dans le passé le nom a pris les formes Barisiau ou Bariziau et cette dernière forme peut-être facilement confondue avec Barizian.

Ghislain (76)

L’ancêtre de cette famille Louis est originaire de Taintignies et il a épousé une Orcquoise, Marie Martin le 4 8 1665. L’arrière-petit-fils de Louis, Nicolas Joseph Ghislain achètera en 1756 une ferme, aujourd’hui détruite, située chemin de la Marlière. Victor Crombez désirant agrandir sa propriété achètera cette ferme en 1849 suite à quoi les Ghislain vont acheter la ferme située Vieux Chemin de Lille 36, actuelle propriété d’André Soudan. C’est dans cette ferme qu’a vécu Jules Léopold Ghislain (photo ci-dessous) qui fut bourgmestre du village de 1885 à 1921.

 GHISLAIN JULES LEOPOLD.jpg

Le dernier porteur du nom vivant encore à Orcq, Jean, fils du bourgmestre Jules Léopold, est décédé célibataire en 1978. On l’appelait familièrement « Mononc Jean », sobre toute la semaine il s’offrait régulièrement une petite cuite le dimanche après la grand-messe. C’est d’ailleurs un dimanche qu’il m’apprit qu’il avait fait ses humanités au collège de Tournai et m’affirma t’il : « Garcheon de l’trigonométrie ch’est trois fois de l’géométrie » !

La graphie Ghislain est apparue au XIXe siècle, mais elle a été précédée par les formes Ghisselain, Gisselain, Guislain et Guislin pour Louis dont on a parlé plus haut.

Et les autres : d’autres familles ont été bien représentées à Orcq mais leur nom ne dira sans doute plus rien à personne parce qu’elles sont éteintes au village depuis longtemps : Prévost (69), Crépin (64), Menez (60), Brunin (55), Petit (55), Henry (54), Cuigniez (52) etc. Tous ces noms ont aussi connu de nombreuses variantes.

Je m’en voudrais d’ignorer deux familles qui ont été bien présentes à Orcq mais sur une période plus courte et plus récente, ce sont les :

Maladry

Tous les Maladry nés à Orcq descendent de Prosper Maladry né le 1 11 1805 à Saint-Sauveur. Il avait épousé à Orcq le 8 6 1831 Charlotte Béghin. Le couple a eu 9 enfants à Orcq dont quatre sont morts en bas âge tandis que tous les autres ont eu une descendance nombreuse. Il n’y a plus de porteurs du nom habitant au village.

Lefebvre

Il y a eu plusieurs familles porteuses de ce nom au village, mais nous songeons à ceux, porteurs du nom qui habitent encore au village. Leur ancêtre Louis est né à Anvaing le 30 septembre 1839 et s’est uni à une Orcquoise, Clémence Devillers le 6 7 1874. Le couple a eu 6 fils dont un seul est mort en bas âge. Les autres sont tous devenus indépendants dans des activités telles la menuiserie, la maçonnerie ou l’agriculture. Plus près de nous, nous avons connu Gérard Lefebvre, marchand de charbon et Roger, Raymond et Francis, boulangers.

Les Orcquois discrets

Ce sont ceux dont la généalogie tient en une page. Abandonnés par leurs parents à la naissance, leurs chances de survie en ces temps difficiles sont bien minces. Bien souvent ils n’ont pas de nom et sont classés dans notre base de données sous le vocable d’Anonyme. La photo ci-dessous donne l’acte de naissance de l’un de ces enfants, trouvé dans le jardin de Jean Baptiste Bresoux le 25 ventôse de l’an 7 soit le 15 mars 1799. Trouvé dans un jardin l’enfant est nommé Dujardin.

DUJARDIN NAISSANCE.jpg

La qualité du texte est suffisamment bonne pour que nous n’en donnions pas la traduction en prenant soin de traduire champette par champêtre, enfant malle par enfant mâle, nouveau nez par nouveau-né, batteme par baptême et parins et marrine par parrain et marraine.

 Voici quelques autres exemples d’actes concernant des enfants abandonnés :

25 2 1692 Enfant trouvé de sexe féminin

Inventa Marie Catherine Joseph : cet enfant a été trouvé le 1 3 1752 et sur son acte de décès le 1 10 1754 le nom Inventa semblait lui avoir été donné comme patronyme.

1 11 1754 Sur l'acte de baptême: le ... 11 1754 a été baptisé sous condition Louis fils de ...... et de ....... trouvé le même jour après l'office des défunts dans un fossé près de la maison de Martin Meinez dit l'abbé. Les parrain et marraine ont été Pierre François Montignie et Martine Laurence Duhen.

Sur l'acte de décès le 4 6 1755 on dit que l'enfant a été nourri par la ville de Tournai

16 5 1765 Marie Jeanne Joseph enfant trouvé, le 2 6 la même année on signale le décès de Deleperte Marie Jeanne, il s’agit sans doute du même enfant.

10 8 1773 Jean Baptiste Joseph né de parents inconnus - trouvé à 3 heures du matin près de la maison de  Pierre Joseph Carton

15 6 1774 Enfant trouvé à 5 heures du matin dans le champ de Pierre Joseph Varlet près du Mont d'Orcq au Quart de Marquain, décédé à Orcq le 7 9 1774

Dernouville Antoine Joseph trouvé près du domicile de la veuve de Louis Hovine à la Marmite le 4 8 1794 vers 10 heures du soir. Ernouville est le nom de l’une des sources du Rieu d’Orcq appelé aussi rieu de Maire se trouvant dans la propriété de la Marmite mais ce même nom est aussi employé sur certaines cartes anciennes pour désigner la source du rieu à l’endroit appelé la Fontaine au centre d’Orcq.

8 8 1794 Enfant trouvé près du domicile de la veuve de Louis Hovine à la Marmite vers 3 heures du matin et auquel il n'a pas été donné de nom. Il est assez étonnant de constater que deux enfants aient été trouvés au même endroit à quatre jours d’intervalle.

Delaporte Antoine Joseph né vers mai 1798 et trouvé, sans doute, près d’une porte, décédé à Orcq le 29 8 1798

Delporte Marie Joseph: enfant trouvé vers 2 h du matin par Jean Baptiste Delmarle 54 ans en face de sa porte. Contrairement à la plupart des autres enfants de cette rubrique, elle a survécu s’est mariée et eu trois enfants à Orcq.

En plus de ces enfants trouvés à Orcq il y en avait aussi qui étaient en pension chez des Orcquois mais dont on ne connaît pas l’endroit où ils ont été trouvés.

En haut de l’échelle

Comme tout village sous l’ancien régime, Orcq avait ses seigneurs. Il y avait plusieurs fiefs ou seigneuries à Orcq mais il n’y avait que sur la seigneurie de la Marlière qu’un château était bâti. Ce fief dépendait du chapitre de la cathédrale de Tournai et s’étendait sur environ 3 bonniers soit plus ou moins trois hectares et demi. Il était constitué d’un château, fossés, jardin et terres labourables. Au début du XVIIe siècle les de Martigny dont le nom s’est écrit plus tard de Martini étaient les seigneurs de la Marlière et on retrouve dans les actes de baptême du village Maximilien et Charles de Martigny parrains lors de six baptêmes entre 1629 et 1635.

On retrouve ensuite Henri Carpentier et Marie Madeleine de Cordes qui eurent à Orcq cinq filles nées entre 1658 et 1670. L’acte de baptême d’Anne Philippine est particulièrement intéressant, en voici la copie:

“Le 15 de décembre 1664  fut baptisée en la chapelle du chasteau par la permission de Mgr le révérendissime évêque de Tournay, Anne Philippine de Carpentier fille de Henry et Marie Magdelaine de Cordes Sr de Marquain. Parain fut le viscomte d’Odregnie Mgr André Philippe de Gand dit Villain paroissien de Nre Dame en Tournay. Marine de la paroisse de Sainct Jacques en Tournay”

Henry Carpentier ou de Carpentier était seigneur de Marquain, mais aussi seigneur de la Marlière. L’évêque de Tournai a accordé une dispense spéciale pour célébrer le baptême dans la chapelle du château, c’est à notre avis la première référence connue faisant allusion à l’existence d’une chapelle dans laquelle on pouvait célébrer des offices à la Marlière. Le parrain est un de Gand dit Villain, cette famille a donné deux évêques à Tournai: Maximilien de 1614 à 1644 et François de 1644 à 1660. Je suppose qu’il faut lire Audregnies à la place d’Odregnie. Marine signifie marraine mais son nom n’a pas été mentionné, tout juste sait-on qu’elle vient de la paroisse St Jacques à Tournai.

Le seigneur suivant fut Nicolas François Desmartin qui épousa Anne Monique Françoise Hovyne dont il eut 13 enfants. Les sept derniers sont nés à Orcq entre 1680 et 1692. En 1720 leur successeur, également prénommé Nicolas François, est en défaut de paiement depuis seize ans d’une rente due à l’office de présentation de Notre Dame fondé à la cathédrale de Tournai. Le château est saisi et vendu à François Locquerelle dit le Riche qui devient le nouveau seigneur de la Marlière. Sans enfants il fait donation du fief à sa nièce Marie Madeleine Locquerelle dont le mari Louis François Druez devient en 1740 seigneur de la Marlière. Elle décède en 1765 et lui en 1771. Leur dalle funéraire se trouve dans le chœur de l’église, malheureusement cachée sous un parquet. Personne n’a eu l’idée de photographier cette dalle lors du placement du parquet.

Plusieurs autres seigneurs vont encore se succéder avant la révolution, mais ils n’ont pas laissé de traces dans les registres d’Orcq, préférant sans doute le confort d’une maison à Tournai.

La chapelle Notre Dame de la Paix

Les promeneurs et les Orcquois curieux auront lu la plaque gravée qui se trouve en façade de la chapelle Notre Dame de la Paix (ou des voyageurs) située à l’angle de la chaussée de Lille et de la rue de la Chapelle et qui attribue, en 1697, la fondation de la chapelle à Noël Defroiesnes et Jacqueline Minet. L’enregistrement des actes dans notre base de données était l’occasion d’en apprendre un peu plus sur ce couple. Nous fûmes bien étonnés de constater qu’il n’y avait aucun Defroiesnes à Orcq au XVIIe et au XVIIIe siècles. Le premier Defroyennes repéré dans les registres d’Orcq est Pierre Joseph Defroyennes né à Mourcourt et qui a épousé à Orcq, en 1845, Charlotte Joseph Ghislain. Il fut instituteur du village de 1844 à 1878. Par contre, nous avons bien retrouvé une Jacqueline Minet née à Orcq le 19 juillet 1654 et qui a épousé à Orcq Noël Deswatinnes qui n’était pas originaire d’Orcq mais y avait eu huit enfants, nés entre 1666 et 1676, avec une première épouse, Charlotte Dutrieu. Le couple Deswatinnes Minet eut encore cinq enfants nés entre 1678 et 1689. Noël Deswatinnes est décédé le 2 mai 1700 à Orcq et sa veuve convola à Orcq le 28 février 1702 avec Jean Poirier. Elle n’aura plus d’enfants et décédera à Orcq le 11 juin 1712.

Noël Deswatinnes étant décédé trois ans après la fondation de la chapelle nous pensons qu’il est très probable qu’il en fut le commanditaire pour assurer son salut. D’autres archives nous apprennent que vers 1653 il exploitait la ferme qui se trouve presque en face de la chapelle où se trouvent les ruines d’une ancienne tour.

La plaque gravée est d’une facture assez récente et Collyns dans sa monographie d’Orcq dit que la chapelle a été restaurée en 1953. Le texte ancien était sans doute devenu difficile à lire et le sculpteur a deviné Defroiesnes là où il fallait lire Deswatinnes, les deux premières lettres et les trois dernières des deux noms étant les mêmes.

Nous avons repris la graphie Deswatinnes avec un t et deux n telle qu’elle est dans l’acte de mariage avec Jacqueline Minet. Au gré des naissances des treize enfants, on retrouvera le nom écrit avec un ou deux n et t.

1745

Orcq se trouvant sur la route principale venant de France et étant le dernier village avant la ville de Tournai, il fut souvent le lieu de rassemblement des assiégeants qui convoitaient Tournai. Selon Chotin Tournai a connu pas moins de 29 sièges réels ou mythiques durant son histoire. Différents personnages illustres ont établi leur camp à Orcq avant de donner l’assaut à l’illustre voisine. On citera Maximilien en 1478, Henri VIII en 1513 à la Marlière, Alexandre Farnèse en 1581 au château d’Hurtebize (synonyme de Marlière, les seigneurs d’Hurtebize ayant été un certain temps également seigneurs de la Marlière) et Louis XIV en 1667.

C’est le siège de 1745 qui a laissé le plus de traces dans nos registres locaux.

Rappelons qu’en 1745 eurent lieu la bataille de Fontenoy (11 mai) et le siège de Tournai (du 19 avril au 19 juin).

DU BROCARD DECES.jpg

Le plus intéressant des actes est certainement celui qui est reproduit ci-dessus et qui concerne l’inhumation dans l’église d’Orcq d’Henri du Brocard, maréchal de camp du roi de France Louis XV et qui commandait l’artillerie française à Fontenoy. Il fut tué par un boulet vers 8 ou 9 heures le matin du jour de la bataille soit le 11 mai 1745 et fut inhumé à Orcq le lendemain. L’église actuelle reconstruite à neuf en 1782 n’a pas gardé de trace de cette inhumation.

Voltaire écrivit un poème en l’honneur des vainqueurs de Fontenoy, on en retirera deux vers consacrés à Henri du Brocard selon une note de l’auteur lui-même :

                                             Vous qui lanciez la foudre, et qu’ont frappé les coups

                                             Revivez dans nos chants quand vous mourez pour nous

D’avril à 23 juillet 1745 on célébra 14 baptêmes d’enfants de personnes étrangères au village à Orcq alors que dans une année normale il naissait environ 10 à 15 Orcquois. Pour la même époque, il y eut aussi 10 enterrements de personnes étrangères au village. C’est dire l’invasion massive d’étrangers à Orcq en ces mois de 1745. Pour mieux comprendre la chose, il faut savoir que la zone habitée le long de la chaussée de Lille depuis Orcq vers Tournai s’arrêtait à peu près au niveau de la chapelle des lépreux. De cet endroit jusqu’au mur d’enceinte de Tournai il y avait une zone nue qui permettait aux Tournaisiens de se rendre compte des manœuvres ennemies en cas d’attaque. La plaine des manœuvres est un reste de cette zone appelée glacis. Les assiégeants pour se protéger des tirs des assiégés devaient creuser des tranchées pour s’approcher de la ville convoitée. Le siège commençait effectivement lorsqu’on commençait cette tranchée et le terme « ouvrir la tranchée » était utilisé. Lors du siège de 1745, les Français ouvrirent la tranchée la nuit du 30 avril au 1er mai 1745 au centre du village d’Orcq derrière la ferme propriété actuelle de la famille Clarysse (plan Popp A 303). On comprend aisément le nombre conséquent de terrassiers qu’il fallait pour réaliser ces tranchées, ce personnel ainsi que les militaires étaient pour certains suivis de leur famille.

Ainsi en plus de cette arrivée massive d’étrangers qu’il fallait héberger le village fut aussi défiguré par une énorme tranchée qui reliait le centre du village à Tournai en passant par le chemin Vert.

Un recensement au XIXe siècle

Les archives de l’État à Tournai possèdent une partie des archives communales d’Orcq, c’est dans ce fonds que nous avons trouvé un recensement non daté fait par famille et par maison. Notre base de données, en comparant les compositions familiales du recensement et les nôtres nous a permis d’abord de déterminer précisément l’année durant laquelle il a été effectué soit 1829.

Ensuite en exploitant nos données généalogiques et les informations de la matrice cadastrale du plan Popp nous avons pu situer environ la moitié des maisons avec leurs occupants. Ces données seront exploitées dans le futur afin d’avoir une vue la plus précise possible de la vie du village au XIXe siècle. Nous ne manquerons pas de publier ces résultats dans de prochains numéros de Ligne 4.

D’une façon très succincte, on peut déjà dire qu’en 1829 l’âge moyen des 568 Orcquois était de 27 ans alors qu’il est d’environ 40 ans actuellement. Le village comptait un peu plus d’une centaine de familles réparties dans 104 maisons numérotées de 1 au Vert Marais (actuellement les deux fermes Hovine) jusque 104 au centre du village que nous n’avons pu situer avec précision, mais la ferme propriété actuelle des Clarysse (Plan Popp A 303) portait le numéro 102.

La répartition de l’occupation des chefs de famille est la suivante

Cultivateurs 55,  Journaliers 33,  Cabaretiers 4,  Ouvriers 3,  Jardiniers 3,  Tonnelier 1,  Menuisier 1,  Charpentier 1,  Tailleur  1,  Clerc (d’église) 1.

Certains membres de ces familles exerçaient aussi une autre activité : un instituteur, un cordonnier et un écrivain qu’il faut interpréter sans doute comme écrivain public. C’était Pierre Hubert Bresoux qui l’année suivant le recensement soit en 1830 devint pour 9 ans bourgmestre d’Orcq, il fut donc le premier bourgmestre d’Orcq en Belgique indépendante. Grâce à notre base de données, nous avons pu établir qu’il habitait la ferme située jadis à la place de l’Intermarché (plan Popp A 331).

Comme on peut le voir, il n’y avait à Orcq aucun représentant des classes les plus aisées. On notera aussi, pour l’époque un nombre restreint de cabarets. 

On peut donner ici un exemple pratique de notre méthode de travail à l’aide des documents récoltés et de notre base de données :

L’habitation portant le N° 81 dans le recensement de 1829 est l’actuelle propriété des époux Baudens, elle était la propriété des époux Pierre Joseph Carton et Marie Joseph Ghislain qui étaient agriculteurs et l’occupaient avec leurs 5 enfants âgés de 1 à 9 ans. L’habitation suivante dont nous connaissons aussi le propriétaire porte le N° 86, c’est la « Ferme du Vieux Maire » qui appartient, en 1829, aux époux Fidèle Varlet et Bertine Bracaval qui y vivent avec 5 enfants célibataires âgés de 22 à 37 ans. Les habitations 83 à 85 sont occupées par des journaliers qui habitent sans doute les petites maisons entre les propriétés actuelles Baudens et Varlet. Il reste le N° 82 occupé en 1829 par une famille d’agriculteurs : Louis Duchatelet et son épouse Catherine Cornil, deux de leurs enfants, un beau fils Charles Grulois et deux petits enfants. Par déduction ces agriculteurs ne peuvent être que les occupants de la ferme dont il ne reste plus que la grange accolée au pavillon de chasse de la Marliére. L’histoire de cette ferme nous intéresse particulièrement, car il est possible qu’elle était bâtie sur un fief dépendant du chapitre de la cathédralen. Les premiers éléments d’une nouvelle recherche sont maintenant rassemblés pour en apprendre plus sur cette ferme qui est sur les plans anciens représentée par un quadrilatère un peu plus grand que celui de la « Ferme du Vieux Maire ».

Orcq… Une grande famille ?

Les Orcquois de souche ont coutume de dire que des liens familiaux anciens les lient entre eux. Pour employer une expression peu académique on disait  « A Orcq ils sont tous famille ensemble ». La mise au point de notre base de données est une occasion rêvée pour vérifier ce qu’il y a de vrai dans cette assertion.

Mais il fallait partir d’un échantillon d’Orcquois du village avant l’arrivée massive des habitants des nouveaux quartiers : résidences Lelubre et Christine, rues de la Chapelle et Victor Crombez. Pour ce faire, j’ai choisi deux photos de classe datant des années 1954-1955 reproduites plus bas. Sur la première photo, on voit 33 élèves des 6 classes primaires de l’école des garçons en compagnie de leur instituteur Louis Taquet. Nous avons retenu sur cette photo uniquement les élèves orcquois de souche en comprenant sous ce vocable ceux dont au moins un grand parent était né à Orcq, il restait ainsi 18 élèves et l’instituteur. Nous avons ensuite interrogé le logiciel pour chercher des ancêtres communs à ces Orcquois. Nous en avons trouvé plusieurs, mais celui qui a le plus de descendants présents sur la photo est Philippe Joseph Bracaval. Ce nom qui ne dit certainement rien à aucun de ses descendants était cependant une personnalité importante du village et même de Tournai et sa banlieue. Un relevé des épitaphes se trouvant sur les dalles funéraires de l’église réalisé par Willy Goeminne nous apprend en  effet qu’il fut durant 6 ans juré du corps des laboureurs de Tournai et sa banlieue et ensuite grand doyen de ce même corps. Il fut également pauvrisseur et égliseur, il gérait donc les comptes des pauvres et était également fabricien. Il fut aussi maître de la confrérie de Saint Agathe, vénérée, au village lors d’un important pèlerinage annuel.

Orcq dépendait du pouvoir de Tournai et sa banlieue, le corps des laboureurs y était divisé en 12 quartiers et y avait des rôles divers en perception d’impôts notamment mais aussi en des matières moins profanes puisque c’était le grand maître par exemple qui jugeait s’il était nécessaire d’implorer le secours du ciel quand la rigueur du climat ou les parasites entravaient le développement normal des cultures.

Sur les 18 élèves de souche orcquoise représentés sur la photo et l’instituteur nous en avons relevé 9 qui sont des descendants de Philippe Joseph Bracaval né à Orcq le 15 7 1716 et y décédé le 1 4 1792 et de son épouse Marie Anne Joseph Masquelier née vers 1721 et décédée à Orcq le 20 5 1808.

Descendent de leur fille Marie Françoise épouse Pierre Joseph Rabo : Freddy Lefebvre, Jean Claude Delrue,  Jean Louis Baudry, Abel Hernould et Marc Lefebvre

Descend de leur fille Bertine épouse Fidèle Varlet (le vieux maire) : Willy Varlet

Descendent de leur fils Piat époux Marie Anne Malo : l’instituteur Louis Taquet, Daniel Bourdeaud’hui et Jean Claude Liétart.

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Orcq école communale des garçons, classe unique 1954 1955 : debout de g à d : Jacques Parent, Frans Dedeyne, Michel Clément, Jean Ségard, Jean Claude Delrue, Odiel Dedeyne, Freddy Lefebvre, Michel Decock, Georges Fervail, Christian Delbar, Louis Taquet l’instituteur, F Pot, Accroupis de g à d : Danile Pollet, Carl Delroisse, Alexis Dubuisson, André Coque, Jean Pierre Maladry, Gérard Detrain, Jean Claude Liétart, Daniel Bourdeaud’hui, Marc Lefebvre, Abel Hernould, Jacky Foret, assis de g à d Willy Varlet, Raymond Maladry, Michel Luc, Guy Duquenne, Daniel Lourdeau, André François, Roger Dedeyne, Norbert Vercamer, Jean Degallaix, Bernard Lefebvre et Jean Louis Baudry  en caractères gras les descendants de Philippe Bracaval.

Pour avoir un échantillon complet et par souci d’égalité entre les sexes ( !) j’ai aussi reproduit une photo de pareille époque de l’école des filles, mais comme cette école était moins fréquentée que celle des garçons l’échantillon est moins représentatif. La classe unique sous la direction de Madame Lacroix comprenait 16 élèves dont 7 seulement étaient de souche orcquoise, comme définie pour les garçons. L’institutrice quant à elle n’était pas originaire du village. Sur ces 7 élèves, j’en ai retrouvé 4 qui descendent de Philippe Bracaval : les sœurs Colette et Brigitte Comblez et Rosita Petit descendent de Marie Françoise Bracaval, tandis que Bernadette Moyart descend de Piat Bracaval.

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Orcq école communale des filles, classe unique vers 1954, debout à l’arrière et de g à d Claudette Steuve, Lucienne Dubuisson, Lucie François, Brigitte Comblez, Yolande Lagache, Bernadette Lefebvre, debout au milieu et de g à d Bernadette Moyart, Suzanne Noppe, Suzanne Lagache, Mauricette Steuve, Nicole Lemaire, Colette Comblez, Micheline Steuve assises de g à d : Marie Josée Declève, Claudine Clément, Rosita Petit et Bernadette Lefebvre. En caractères gras les descendantes de Philippe Bracaval.

Garçons et filles confondus, 52% des Orcquois de souche représentés sur les deux photos descendent donc de Philippe Bracaval : de quoi organiser une belle cousinade et conclure que l’expression populaire avait du sens !

Autres informations contenues dans les registres

Si la tenue des registres d’état civil est régie par des directives strictes, il n’en est pas de même des registres paroissiaux qui contiennent souvent des informations qui n’ont rien à voir avec les baptêmes, mariages et décès.

Ceux d’Orcq contiennent des listes de confirmations entre 1686 et 1731 ayant eu lieu à Orcq ou dans d’autres paroisses. Les registres contiennent aussi curieusement les semainiers du 1er octobre 1782 à la fin de l’année.

Mais le passage le plus intéressant est celui écrit par le curé Achart de Froidmont (c’est son patronyme) qui mentionne que le 1er et le 2 juillet 1623 l’évêque de Tournai Maximilien de Gand dit Villain est venu à l’église d’Orcq pour y consacrer trois autels, dont deux à la dévotion des saints martyrs Thébend et Trenerien (orthographe incertaine). J’ai d’abord pensé qu’une nouvelle église avait été construite à Orcq cette année, mais c’est peu probable puisque l’actuelle date de 1782 et il ne me semble pas qu’on aurait détruit une église d’à peine 150 ans pour en construire une nouvelle. Jacques Pycke, conservateur des archives de la cathédrale nous a dit qu’à cette époque de nombreuses reliques venant des pays nordiques, conquis par le protestantisme qui ne connaît pas la vénération des reliques, étaient disponibles. Il est donc possible que la paroisse les ait acquises à cette époque pour les offrir à la dévotion des paroissiens orcquois.

Conclusion

Nous avons démontré à suffisance l’intérêt que peut présenter notre  base de données, pour l’histoire locale. Ces informations sont aussi disponibles (gratuitement) pour quiconque est intéressé à se lancer dans des recherches concernant le village d’Orcq ainsi qu’aux généalogistes. Il suffit de prendre contact avec l’auteur bernard.demaire@skynet.be ou tel 32 69 841942.

 Bibliographie

1 Archives de l’Etat à Tournai : Registres des baptêmes, mariages et décès de la paroisse d’Orcq et archives de la commune d’Orcq

2 Administration communale de Tournai, antenne de Templeuve : Registres d’état civil d’Orcq 1796 1899

3 Collyns Octave : Monographie d’Orcq

Photos

Acte de baptême de Ghislain Dujardin voir référence bibliographique 2

Acte de décès de du Brocard voir référence bibliographique 1

Photo Louis Varlet : Willy Varlet

Photo Jules Ghislain : Michel Luc

Photo école des garçons : Francis Taquet

Photo école des filles : Lucie François